Ce à quoi les retraites des pigistes ressembleront

Camille Lopez
Photo: Chris Lund / BiblioArchives
Publié le :
Mode d'emploi

Ce à quoi les retraites des pigistes ressembleront

Comment planifier nos vieux jours quand notre présent est pavé d’incertitudes? Déjà tributaires de la demande extérieure, les adeptes du travail autonome doivent aussi aller au-devant des choses en matière d’épargne. Cinq d’entre eux et elles partagent leurs trucs (réalistes) pour mettre de l’argent de côté, un chèque à la fois. 

Indignation, manifestations, feux de poubelles: en France, la réforme des retraites, dont la mesure principale repousse l’âge de départ à 64 ans, est accueillie avec colère et soulèvements. 

À la télé, les images des rues françaises occupées par les indigné·e·s passent en boucle. Entre ami·e·s pigistes assis·es autour d’une table, le sujet est donc naturellement soulevé. Mais la seule mention d’une préparation à la retraite est accueillie par des rires nerveux. Et la conversation bifurque rapidement. Plusieurs vous le diront d’emblée: «Je ne pense pas pouvoir me permettre d’arrêter de travailler.» 

Vous voulez tuer une conversation et casser le party? Parlez de REER à des pigistes.

Pour plusieurs, aborder le sujet revient à tourner le fer dans la plaie. Après tout, ils et elles n’ont pas le privilège de travailler pour une entreprise qui cotise pour leur retraite deux fois par mois. Il vaut toutefois la peine de prendre le temps de s’en parler. Après quelques conversations sur le sujet, on en ressort avec une liste bien garnie de trucs et astuces afin d’épargner pour l’avenir. 

En voici quelques-uns.


Joëlle, photographe à son compte

«Je me renseigne vraiment beaucoup. Par exemple, j’assiste à des formations données par ma banque et j’utilise des outils en ligne, comme le calculateur de retraite de Desjardins, pour m’enligner.»

  • Si vous pouvez vous le permettre, tenir compte du calcul de vos cotisations pour la retraite dans les prix de vos produits et services. «Quand je me suis lancée en affaires, j’ai fait une projection du revenu dont j’aurais besoin pour cotiser comme un employeur.  J’ai fait des recherches sur les assurances, les cotisations pour la retraite et pour les congés de maternité… Puis, j’ai établi mes tarifs en fonction.»
  • Choisir une assurance vie remboursable. Certaines assurances vous remboursent une partie de l’argent investi après quelques années. «Pendant 10 ans, je peux déduire le cout de mon assurance de mes impôts et de mes taxes. Puis, lorsque je serai remboursée, je placerai probablement cet argent dans mes REER.»
  • Un·e conjoint·e peut placer de l’argent dans des REER en votre nom. «Une année, si mon conjoint a cotisé au maximum dans ses REER, il peut en placer à mon nom. Lui, ça lui permet de faire baisser son revenu pour les impôts.»
  • Attendre la fin de l’année avant de contribuer à ses REER. Joëlle met de côté 45% de ses revenus dans un deuxième compte. Une bonne partie de ce montant est réservé à sa retraite, mais aussi aux imprévus. En attendant à la dernière minute pour acheter des REER, elle se donne assez de jeu pour y puiser en cas d’urgence. Scénario idéal: elle n’a pas à y toucher et peut tout mettre de côté pour sa retraite.

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