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Comment organiser un festival de son temps?

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Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ)

Comment organiser un festival de son temps?

La 12e édition du Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) aura lieu du 13 au 17 septembre 2023. En plus de proposer leur programmation la plus ambitieuse depuis le début de la pandémie, les organisateur·trice·s s’engagent à participer, de manière oblique, par le biais du cinéma, aux conversations de notre époque.

Une nouvelle équipe est aux commandes du FCVQ avec, à sa tête, le directeur général Hugo Latulippe, un documentariste chevronné (Ce qu’il reste de nous, Je me soulève) qui a également signé le Document 16 d’Atelier 10. À ses côtés, la directrice de production étoile Karina Luzia Desmarais, qui a un parcours de comédienne, et le directeur de la programmation Paul Landriau, un cinéphile aguerri connu pour son implication au sein d’Antitube et du festival Regard.

Voici trois principes qui les guident dans la préparation du festival.



Converger vers l’équité

Ce qui frappe, quand on fouine sur le site web du FCVQ, c’est l’importante quantité de femmes qui y présenteront leur travail: les réalisatrices Geneviève Dulude-De Celles (Les jours) et Kattia G. Zúñiga (Sister & Sister) en sont, pour ne nommer qu’elles, de même que la directrice artistique Elisabeth Williams, qui a fait sa marque avec la série The Handmaid’s Tale et qui donnera une classe de maitre le 13 septembre.

En plus, la dramaturge et actrice Christine Beaulieu est l’invitée d’honneur de l’évènement. «C’est le reflet de la production, de ce qui se fait ici comme ailleurs, résume le directeur de la programmation Paul Landriau. Il y a de plus en plus de femmes qui font des films et qui ont les moyens de leurs ambitions.» 

  •  credit: Photo: Julie Artacho
    Christine Beaulieu
    Photo: Julie Artacho
  •  credit: Photo: Elias Djemil-Matassov
    Hugo Latulippe
    Photo: Elias Djemil-Matassov

Hugo Latulippe, qui a lui-même réalisé bon nombre de films, se réjouit de voir ses collègues féminines prendre la place qui leur revient. Selon lui, le panorama cinématographique québécois a bien changé dans la dernière décennie, et c’est tant mieux. «Je pense que les voix des femmes changeront  le monde. On est rendu·e·s à ce basculement-là. Ça presse.»



Avancer vers la carboneutralité

Une manifestation culturelle de cette ampleur génère forcément son lot d’émissions de gaz à effet de serre, notamment à cause du transport des artistes qui viennent de l’extérieur de la ville de Québec ou de l’étranger. Pour tenter de contrebalancer, la direction fait appel à l’organisme Arbre-Évolution.

Au terme de l’évènement, cette coopérative de reboisement social travaillera avec le FCVQ pour que quelque 650 arbres soient plantés dans la grande région de Québec. Et à titre symbolique, 75 arbres matures seront intégrés au cœur du FCVQ à la place d’Youville, le centre névralgique du festival qui s’avère aussi être un important ilot de chaleur aux portes de l’arrondissement historique. 

«On évalue avec les professionnel·le·s d’Arbre-Évolution qu’on pourra atteindre 50% de compensation de GES en 2023, calcule Hugo Latulippe. On estime pouvoir passer à l’étape ultime l’an prochain et se rendre à près de 100%. C’est sûr qu’on ne peut jamais être totalement neutre, que ces choses sont très difficiles à quantifier et qu’on peut très vite tomber dans le greenwashing… Mais le FCVQ s’inscrit dans cette démarche-là, celle de vouloir limiter son impact environnemental le plus possible. On va multiplier nos efforts dans les prochaines années.»



Axer sur l’humain

Contrairement aux autres grands rendez-vous du circuit international, le FCVQ traite tou·te·s les festivalier·ière·s comme des VIP. Le tapis rouge, les classes de maitre et les fêtes sont accessibles au grand public. Néophytes et professionnel·le·s de l’industrie s’y côtoient dans la joie.

«On se considère comme un festival à échelle humaine, résume Paul Landriau. Prenons l’exemple de Monia Chokri, qui présentera Simple comme Sylvain chez nous le samedi. Elle l’a présenté à Cannes, mais là-bas, Monia était une figure qu’on apercevait au loin, assaillie par le flash des photographes. À Québec, son film ne sera pas projeté dans une salle immense dont les sièges sont réservés au gratin. Ce sera beaucoup plus convivial.»

Trois projections qui valent le déplacement à Québec


  •  credit: Photo: Laurence Turcotte-Fraser / Les Films du 3 mars
    Photo: Laurence Turcotte-Fraser / Les Films du 3 mars

Ma cité évincée (2023)

Laurence Turcotte-Fraser et Priscillia Piccoli

Dans ce film documentaire tourné à Montréal, il est question de la spéculation immobilière et de la crise du logement. Ironie du sort, l’une des deux réalisatrices a été rattrapée par son sujet, qu’elle avait d’abord choisi par empathie.

«Les deux cinéastes ont travaillé sur ce projet pendant plusieurs années. Pendant le tournage du film, Priscillia s’est elle-même fait évincer par son propriétaire. Elle a été victime d’une de ces fameuses rénovictions, raconte Paul Landriau. Ça démontre que ça n’arrive pas juste aux autres.» 

À voir le vendredi 15 septembre à 18h au MNBAQ.


Solo (2023)

Sophie Dupuis

Mettant en vedette Théodore Pellerin, Anne-Marie Cadieux et Félix Maritaud, le troisième long-métrage de Sophie Dupuis (Chien de garde, Souterrain) s’ancre dans l’univers des dragqueens. Très attendu, ce drame sera présenté en ouverture du FCVQ. 

Paul Landriau l’a vu. «C’est un film sur la création et la passion, mais surtout sur l’équilibre qu’il faut trouver entre l’art et nos amours, nos amitiés. C’est l’histoire d’un jeune artiste qui tente de faire sa place, de prouver qu’il a une valeur et qu’il est pertinent. Et ça, ça exige des sacrifices au niveau relationnel.»

À voir le jeudi 14 septembre à 20h au Diamant.


  •  credit: Photo: TVA Films
    Photo: TVA Films

C.R.A.Z.Y. (2005)

Jean-Marc Vallée 

Hugo Latulippe rend hommage à son défunt collègue émérite et ami en créant le Prix du public Jean-Marc-Vallée, en collaboration avec les fils du cinéaste, Émile et Alex Vallée, une récompense qui sera remise au long-métrage le plus aimé des festivalier·ière·s. Le lauréat recevra une statuette créée par l’artiste visuel superstar Marc Séguin, un églantier du Saint-Laurent coulé dans le bronze.

Quelques acteur·trice·s marquant·e·s de sa filmographie (Marc-André Grondin, Danielle Proulx) ainsi que le directeur photo Yves Bélanger (son fidèle acolyte) lui rendront hommage à l’occasion d’une projection spéciale de C.R.A.Z.Y. qui aura lieu sous les étoiles. Préparez vos mouchoirs.

À voir le vendredi 15 septembre à 20h30 à la place d’Youville.


Depuis plus de dix ans, le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) offre chaque automne la plus grande fête consacrée au septième art dans la Capitale-Nationale. Grâce à un rendez-vous cinématographique d’envergure, le FCVQ rend accessibles les films et leurs artistes et artisan·e·s de manière conviviale et originale.


Texte commandé par le Festival de cinéma de la ville de Québec (FCVQ) et réalisé par le Studio A10 dans le respect de ses lignes directrices.

Pour consulter les autres articles collaboratifs: atelier10.ca/nouveauprojet/type/partenaire

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