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L’entrepreneuriat à temps partiel gagne des adeptes

Sarah pose fièrement devant l’atelier de poterie qu’elle a fondé avec le soutien de Futurpreneur.credit: Photo: Simon Laroche
Sarah pose fièrement devant l’atelier de poterie qu’elle a fondé avec le soutien de Futurpreneur.
Photo: Simon Laroche
Publié le : mercredi 8 septembre 2021

L’entrepreneuriat à temps partiel gagne des adeptes

    Futurpreneur est le seul organisme à but non lucratif spécialisé dans le soutien au démarrage d’entreprises qui offre des services de mentorat, d’accompagnement et de financement aux jeunes entrepreneur·euse·s du Canada de 18 à 39 ans.

    Présenté par
    Futurpreneurs

    En 2018, Futurpreneur a mis sur pied un programme d’entrepreneuriat à temps partiel pour mieux répondre à l’évolution du monde du travail, en particulier aux aspirations des millénariaux·ales décidé·e·s à vivre de leurs passions. Sophie Dudot, chef d’équipe régionale au développement des entreprises, et Jasmine Belemhaidi, coordonnatrice à l’engagement des communautés entrepreneuriales, ont constaté que cette tendance s’est accélérée avec la pandémie.


    Selon le dernier sondage de l’Indice entrepreneurial québécois, 17% des Québécois·es veulent devenir entrepreneur·euse·s. C’est presque trois fois plus qu’il y a 12 ans. Cela nous place dans le peloton de tête au Canada. Comment qualifiez-vous cette tendance?

    Sophie Dudot C’est une bonne nouvelle en soi, mais entre l’idée qui germe et la réalité d’une première année en démarrage, il y a beaucoup de défis à relever. Nous observons qu’un·e entrepreneur·euse peut mettre entre cinq et dix ans avant de consolider son entreprise. Cette année, nous avons aidé quelque 1 000 rêveur·euse·s à devenir entrepreneur·euse·s, à concrétiser leur idée, à faire ce fameux premier pas, et pour plusieurs, nous observons que la solution qui leur a permis de passer en mode «action» résidait dans l’entrepreneuriat à temps partiel. C’est souvent ce que craignent les gens qui souhaitent se lancer en affaires: tout perdre.

    Jasmine Belemhaidi Les jeunes sont d’ailleurs plus nombreux·euses que leurs ainé·e·s à fermer leur entreprise avant que celle-ci ne franchisse le cap de la première année. L’accès au financement, le manque d’accompagnement et les difficultés de réseautage sont autant d’obstacles qui peuvent venir à bout des plus grandes motivations.


    Y a-t-il un profil type pour l’entrepreneuriat à temps partiel?

    JB Nous observons deux modèles. Pour plusieurs entrepreneur·euse·s, il s’agit de transformer un loisir en activité entrepreneuriale. À titre d’exemple, un gestionnaire du secteur bancaire s’est lancé dans la conception de jeux de société, une passion d’abord toute personnelle. Il a créé une entité qui lui permet de déployer sa créativité et de mettre à profit son expertise en gestion de projets, sans compter qu’il en tire un revenu et une certaine fierté. Il a pu poursuivre sa carrière à la banque sans que ses activités entrepreneuriales entrent en conflit avec son travail à titre d’employé.


    • Les accessoires de décoration Kisina de Prima, entrepreneuse à temps partiel. Photo: Jennifer Nguyen

    Et l’autre modèle?

    SD C’est celui de l’entrepreneur·euse qui a l’intention de vivre de son entreprise et qui utilise la phase de démarrage à temps partiel comme étape de validation. La créatrice de la plateforme Bon magasinage illustre bien cette démarche. Son modèle d’affaires met en relation des vendeur·euse·s et des acheteur·euse·s de vêtements griffés de seconde main. Cette entrepreneuse a fait preuve de prudence en construisant son rêve progressivement. Amorcer de nouvelles activités tout en profitant de la stabilité que procure une autre source de revenus régulière est une manière tout à fait raisonnable de bâtir une entreprise. Les sacs végétaliens Lambert sont un autre bon exemple; la fondatrice a commencé à temps partiel, et elle a su saisir les occasions.


    Que conseillez-vous aux personnes intéressées à se lancer en affaires?

    SD Sortez de votre bulle, souvent trop rose, et présentez votre projet à des personnes du milieu entrepreneurial. Notre série d’ateliers Cap sur mes affaires sert justement à cela. Elle offre une expérience interactive d’apprentissage en cohorte avec d’autres entrepreneur·euse·s et des expert·e·s de Futurpreneur. Les participant·e·s y abordent trois thématiques clés: comment valider une idée, comment rédiger un plan d’affaires et comment préparer un flux de trésorerie prévisionnel. À la fin du webinaire, plusieurs se rendent compte qu’ils et elles auraient négligé des étapes primordiales.


    Votre centre de ressources en ligne permet aussi aux futur·e·s entrepreneur·euse·s d’amorcer une réflexion à leur rythme.

    JB Effectivement, notre outil vedette, le rédacteur de plan d’affaires interactif, a été téléchargé 130 000 fois ces cinq dernières années, soit dix fois plus que le nombre d’entrepreneur·euse·s que nous avons aidé·e·s depuis notre création il y a 25 ans! L’outil est gratuit et guide l’internaute pas à pas en lui fournissant quelque 17 exemples d’industries en guise d’inspiration.

    • Jad, fondatrice de Mini-Cycle, et Othmane, son mentor Futurpreneur. Photo: Simon Laroche

    Parlez-nous de l’importance des services de mentorat.

    SD Un·e mentor·e est notre meilleur·e ami·e en affaires. Les nouveaux·elles entrepreneur·euse·s, même à temps partiel, sont souvent débordé·e·s. Pris·es par l’exécution des tâches quotidiennes, ils et elles perdent leur vue d’ensemble et peinent à développer une vision à long terme. Nos programmes de financement prévoient le jumelage avec un·e mentor·e bénévole dont l’expertise répond précisément aux besoins de la jeune entreprise.


    Quelle place l’inclusivité occupe-t-elle dans votre approche?

    JB C’est au cœur de notre mission. Nous avons développé des programmes qui s’adressent aux communautés noires; d’autres ciblent les besoins des entrepreneur·euse·s autochtones. Notre ambition est de briser les barrières systémiques, notamment celle de l’accès au crédit, qui prive injustement certaines catégories de personnes de la chance de concrétiser leurs projets. Ainsi, chaque aspirant·e entrepreneur·euse muni·e d’une bonne idée d’affaires a une chance de se lancer. Il en va de la diversité des services dans nos communautés.


    Pour en savoir plus sur les conditions d’admission et les services aux entrepreneur·euse·s, c’est ici

    Pour devenir mentor·e bénévole, c’est .


    Depuis 25 ans, Futurpreneur accompagne les jeunes entrepreneur·euse·s qui veulent démarrer ou reprendre une entreprise, ou encore devenir franchisé, à temps partiel ou à temps plein. Futurpreneur offre également des programmes inclusifs qui soutiennent les communautés noires et autochtones et les aident à surmonter les principaux obstacles au lancement d'une entreprise. Découvrez comment leurs ressources de prédémarrage et leurs services de financement et mentorat peuvent vous aider dans votre parcours entrepreneurial!


    Ce contenu, réalisé par le Studio A10 dans le respect de ses lignes directrices, a été commandité par Futurpreneur.

    Pour consulter les autres articles collaboratifs: atelier10.ca/nouveauprojet/type/partenaire

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