Le Montréal qu’on se souhaite

Alexia Leclerc
Publié le :
Reportage

Le Montréal qu’on se souhaite

Enjeux climatiques, inégalités sociales, vitalité culturelle, vivre-ensemble, itinérance, logement… Nos villes sont les lieux des plus grandes crises et des enjeux les plus exacerbés de notre époque. Avec l’arrivée d’une nouvelle administration en novembre 2025, que peuvent espérer les Montréalais·es pour leur métropole dans les années à venir? Huit visions par huit intervenant·e·s allumé·e·s.

Préserver la vie nocturne

Souhaité par

Will Straw

Professeur au Département d’histoire de l’art et d’études en communications de l’Université McGill, spécialiste en études urbaines et médiatiques

Montréal a longtemps été une plaque tournante de la vie nocturne, affirme Will Straw, qui écrit sur la question depuis une quarantaine d’années. Celui qui a aussi comme sujet d’étude les scènes musicales, notamment l’histoire de la musique populaire à Montréal, au Québec et au Canada, croit que la richesse de cette vie nocturne n’est pas protégée adéquatement et qu’elle risque de décliner dans les années à venir à moins d’un revirement. «Ça fait 15 ans qu’on observe une révolution à travers le monde dans la manière dont les villes conçoivent la nuit. Après l’émergence dans les années 1990 d’une économie nocturne en Europe, on voit maintenant apparaitre une gouvernance de la nuit. Des Villes comme Amsterdam ont instauré la fonction de maire de la nuit [qui gère et développe la vie nocturne en assurant la liaison entre les résident·e·s, les commerçant·e·s et la Municipalité]. On voit aussi des conseils de la nuit [qui aident à orienter la prise de décision] et des procédures pour que les citoyens puissent s’impliquer dans cette gouvernance. Mais Montréal a pris du retard», avance M. Straw. Comme l’illustrent le Divan orange et La Tulipe, qui ont eu maille à partir avec les voisin·e·s, le premier ayant dû fermer ses portes en 2018 et le deuxième ayant dû cesser ses activités pendant plusieurs mois en 2024, «ce qui frappe, c’est la fermeture des bars à cause des plaintes de bruit». Pour les prévenir, des façons de cohabiter peuvent être implantées, rappelle le professeur, telles que le principe d’agent de changement, selon lequel une personne qui s’installe dans un quartier doit assumer l’impact des transformations qu’elle cause. Par exemple, à Toronto, ce mécanisme protège les salles de spectacles et les bars lors de conflits avec des occupant·e·s de nouvelles constructions avoisinantes. Un système de médiation entre voisin·e·s pourrait aussi être mis en place, tel qu’il se voit en France, au lieu d’avoir recours à l’émission de contraventions. Les délais peuvent aussi être longs pour recevoir les autorisations nécessaires à la tenue d’activités nocturnes. «Il y a à Montréal de petits règlements rendant difficile l’organisation d’évènements, ajoute le professeur. En éliminant ces barrières bureaucratiques, on verrait peut-être mille idées intéressantes survenir.» Par exemple, «Vancouver et Toronto ont ouvert un guichet unique où tu peux obtenir tous les permis requis». On pourrait aussi permettre à un restaurant d’avoir plus de musique de fond (permettre une plage-horaire plus étendue ou un niveau sonore plus élevé) ou à un club d’offrir de la nourriture, énumère-t-il. On pourrait proposer un maillage d’activités qui attire une plus grande variété de publics, comme associer un disquaire avec une petite scène pour accueillir des concerts. «En mélangeant les différentes formes de culture, on mélange un peu aussi les communautés», conclut Will Straw. L’objectif serait de se doter d’une vie nocturne «intergénérationnelle, sécuritaire, avec beaucoup de lieux et d’activités hybrides».


Protéger les artistes et la culture

Souhaité par 

Camille Cazin

Directrice générale du Regroupement des artistes en arts visuels du Québec (RAAV)

Pour Camille Cazin, qui œuvre pour la défense des droits et l’amélioration des conditions de vie des artistes en arts visuels, le statut de travailleur·euse autonome est source de précarité. En plus d’avoir de faibles revenus (un tiers vivent sous le seuil de la pauvreté, selon un portrait dressé par le RAAV en 2022), les artistes ont «des périodes de vaches maigres très importantes, puis des pics» de revenus, et n’ont pas accès à un filet social comme les salarié·e·s. Des pistes de solution sont sur la table, comme instaurer un revenu minimum garanti, introduire des filets sociaux tels qu’une assurance-emploi et une caisse de retraite ou encore opérer des réformes fiscales pour faciliter l’étalement des revenus, énumère Mme Cazin. Elle favorise également la mise en place d’ententes collectives entre les artistes et les diffuseurs tels que les musées et les galeries, pour «assurer un plancher de rémunération». La directrice générale cible aussi le fardeau qui incombe individuellement aux artistes de forger des relations avec le privé pour obtenir du financement. «Les liens sont à faire entre le gouvernement et le secteur privé pour faciliter les choses. Ce n’est pas aux artistes de porter ce poids-là.» Autre chantier: l’augmentation du loyer des ateliers, qui s’ajoute à celui du domicile des artistes. Au niveau municipal, les artistes pourraient bénéficier d’une plus grande flexibilité règlementaire (zonage, taxes foncières) pour prendre en compte la valeur sociale de leurs projets et l’importance de leur présence dans la ville. «Les artistes vitalisent les quartiers, soutiennent un écosystème, car ils et elles créent beaucoup de liens sociaux étant donné qu’ils et elles sont souvent très impliqué·e·s», précise Mme Cazin. Elle voudrait ainsi voir émerger (et s’installer) des projets innovants tels que des coopératives combinant des logements pour les artistes, des ateliers et des lieux d’exposition.


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Un art culinaire toujours plus local et végétal

Souhaité par

Marie-Josée Beaudoin et Patrice Demers

Copropriétaires du restaurant Sabayon

La restauration et la gastronomie à Montréal se trouvent dans une belle période, constate Marie-Josée Beaudoin. La sommelière renommée a ouvert en 2023, avec son partenaire, le chef cuisinier et pâtissier Patrice Demers, le microrestaurant Sabayon, dans Pointe-Saint-Charles. Pour preuve de ce qu’elle avance, des organisations nationales et internationales font rayonner les artisan·e·s d’ici, tels que le guide Michelin (qui a décoré le Sabayon d’une étoile en 2025), les Lauriers de la gastronomie québécoise et La Table Ronde. Mais le milieu de la gastronomie montréalaise est façonné surtout par de petites entités dont la rentabilité reste précaire. «On peut voir des restaurants qui affichent complet, mais ça ne veut pas dire qu’ils sont rentables», illustre Patrice Demers. Et difficile de recevoir du soutien financier des gouvernements et des instances touristiques. «Je pense que tout le monde est d’accord pour dire que les restaurants offrent une belle vitrine pour la ville à l’étranger. Mais il n’y a à peu près pas d’argent investi en restauration alors qu’on fait indéniablement partie du tourisme», souligne-t-il. Parce que les artisan·e·s sont contraint·e·s de composer avec l’augmentation des couts des aliments et des loyers et avec le manque chronique de personnel, ils doivent faire preuve de flexibilité. «Les deux modèles possibles et viables à long terme, c’est soit les petits modèles comme nous, avec de petites équipes, soit de faire des mini groupes de restaurants. Tu as ton restaurant gastronomique, ton petit bistro, ta place à sandwichs», explique Marie-Josée Beaudoin. Cette stratégie permet de mettre en commun les ressources et les couts pour proposer une offre convenant aux différentes clientèles et budgets. Mme Beaudoin et M. Demers prônent également une cuisine plus végétale et locale. «Le prix des protéines animales, des poissons et des fruits de mer a vraiment augmenté. On est habitué à avoir une grosse pièce de viande avec un petit peu de légumes, mais changer les proportions serait plus rentable—et c’est aussi de cette façon qu’on devrait manger. On peut ainsi offrir des produits de très haute qualité à un prix attractif, dit Patrice Demers. Les circuits courts avec les fournisseurs peuvent également aider. On assure une meilleure qualité pour un même prix tout en aidant les producteurs.»


Réinvestir dans le patrimoine religieux

Souhaité par 

Le révérend Graham Singh

Fondateur et PDG de Relèven

Bon nombre d’églises à Montréal risquent de fermer leurs portes dans les prochaines années, estime le révérend Graham Singh, qui dirige Relèven, un organisme visant à convertir les églises en centres communautaires et en logements abordables. Ces bâtiments sont en mauvais état et les paroisses sont en difficulté financière, avance-t-il. Mais comment faire, dans un contexte où l’Église ne possède plus la même influence qu’avant la Révolution tranquille, pour recueillir les fonds nécessaires à leur réparation et à leur entretien? «On devrait garder quelques cathédrales pour les services liturgiques. Pour les autres, on devrait parler de coconsécration: les activités de culte sont conservées aux côtés d’une utilisation communautaire. C’est une façon de dire que dans chaque communauté ou quartier, on peut faire un usage multiple de ces espaces historiques. Cette ouverture donne la possibilité de faire des levées de fonds pour réparer le bâtiment à des fins sociales.» À Montréal, Relèven a coordonné la conversion de l’église St. Jax en l’Espace Jax. Situé au cœur du centre-ville de Montréal, le site permet désormais la cohabitation d’activités communautaires et confessionnelles. Dans cet élan de réfection, Graham Singh imagine pour les églises de retirer leurs bancs, d’ouvrir leurs portes pour rendre les lieux accessibles à la population, et d’ajouter de la technologie et des aménagements sanitaires. «Ça permet d’avoir des installations qui deviennent utilisables», note-t-il. Et surtout des lieux qui peuvent s’adapter aux différents besoins et projets au fil des années. Pour y arriver, Graham Singh propose un modèle financier davantage adapté à la nouvelle mission sociale du lieu, une mission qui doit être guidée par les principes d’économie sociale et portée par un organisme communautaire, une fondation ou une municipalité. «Mais éviter le privé, car ça devient des condos très vite.» Plus encore, le révérend Singh imagine des modalités de financement qui proviendraient de diverses sources et à long terme: «On parle d’un financement de 30 ans, avec du capital que j’appelle ultrapatient. C’est-à-dire que les paiements de dettes sont liés aux capacités de remboursement des organisations.» 


Miser sur le transport en commun

Souhaité par 

Geneviève Boisjoly

Professeure au département des génies civil, géologique et des mines à Polytechnique Montréal

Avant tout, Geneviève Boisjoly souligne le progrès accompli ces dernières années en termes de transports actifs dans la métropole, en particulier l’ajout de pistes cyclables, et en termes de convivialité des espaces urbains autour des stations de métro. Par contre, pour la professeure spécialisée en génie du transport, la grande lacune, c’est justement le transport en commun. «Pour de grandes villes comme Montréal, on a besoin de transport en commun structurant, qui soit complémentaire au transport actif pour les différents types de déplacements et de personnes. On a besoin d’améliorer le réseau d’autobus, incluant la fréquence de passage et la vitesse, en faisant des voies réservées. Ça coute de l’argent pour assurer l’augmentation des opérations, mais c’est assez simple comme changement. On a aussi besoin de réseaux structurants qui soient intégrés dans la ville. Ça peut être des tramways, des métros.» Celle qui réfléchit au transport et aux infrastructures durables croit également qu’il faut penser ces réseaux en termes de polycentrisme, c’est-à-dire miser sur l’existence de différents pôles urbains déjà densifiés. «C’est impossible d’avoir une ville étalée comme Montréal où tout le monde est connecté en 30 minutes au centre-ville en transports en commun. Les réseaux ont été développés dans les années 1960 et 70 pour assurer le transport de masse des banlieues vers le centre-ville, mais aujourd’hui, moins de gens vont au centre-ville. Il faut se concentrer sur les zones déjà un peu denses où on peut s’assurer que les gens ont accès à des commerces et des services localement, qu’ils peuvent utiliser la marche et le vélo. Ensuite, on peut créer des liens rapides entre les centres pour connecter l’ensemble.» De cette manière, tout en optimisant les déplacements dans les zones déjà densifiées en intégrant davantage le transport en commun et actif dans le paysage urbain (pistes cyclables sécurisées, trottoirs élargis, saillies de trottoir, aménagement des sorties de métro), on peut développer de nouveaux pôles propices à cette densification, pour ultimement les connecter ensemble à travers du transport structurant. 


Activer la transition socioécologique

Souhaité par 

Catherine P. Perras

Urbaniste, coordonnatrice en aménagement et urbanisme à Vivre en Ville

Dans un contexte de changements climatiques, Montréal doit de plus en plus faire face à des vagues de chaleur, des inondations et des tempêtes violentes, note Catherine P. Perras, qui se spécialise dans l’accompagnement des Municipalités qui doivent composer avec ces aléas naturels. Et s’y adapter est un processus continu: «Il n’y aura pas un moment où on va pouvoir se dire: ça y est, on est complètement adapté», illustre-t-elle. Alors, en instaurant des mesures d’adaptation aux changements climatiques, il faut également améliorer notre résilience. Autrement dit, tout en apportant des transformations à la ville qui s’échelonnent sur du moyen et du long terme, il faut mettre en place des stratégies pour «se rétablir rapidement quand il y a une perturbation, comme une vague de chaleur ou un épisode de pluie abondante». Concrètement, quelles sont les options de la Ville pour y parvenir? «Les mesures qui peuvent avoir l’impact le plus immédiat se situent à l’échelle de ce que la Ville modifie sur son domaine public: les rues, les parcs, les places, estime-t-elle. Ces transformations peuvent être faites de manière multifonctionnelle, pour que ça serve au verdissement, à la construction de skateparcs ou de parcs pour enfants. Il y a aussi l’option de faire du pavé perméable dans une entrée de bâtiment ou dans des stationnements.» Ensuite, d’autres stratégies efficaces pour s’adapter sont entre les mains des arrondissements. «C’est à cette échelle que beaucoup des règlementations d’urbanisme sont adoptées pour orienter la construction ou la rénovation des bâtiments existants.» De leur côté, les propriétaires peuvent utiliser des matériaux plus résilients pour les portes et les fenêtres, ou mieux aménager les parties plus basses de leur propriété telles que les sous-sols en surélevant les électroménagers, par exemple. Toutefois, met en garde l’urbaniste, si les villes et les bâtiments s’adaptent, mais qu’on détruit des milieux naturels, c’est contreproductif: «Tout ce qui est conservation ou restauration des milieux naturels qui nous restent, c’est super important.» Et il faut collaborer avec les organismes communautaires qui connaissent les besoins des différentes communautés pour atténuer les iniquités territoriales et la vulnérabilité des populations.


Un continuum en santé mentale

Souhaité par 

Elizabeth Robillard

Directrice générale du centre de crise Le Transit

Les enjeux de santé mentale sont complexes et multifactoriels, observe Elizabeth Robillard, qui dirige Le Transit, une ressource en santé mentale de première ligne venant en aide aux personnes en situation de crise dans plusieurs quartiers du centre de la ville. «Depuis la pandémie, on voit une augmentation considérable des besoins et un rajeunissement de la clientèle. Et les réalités se croisent dans nos services. On peut parler de précarité, d’instabilité résidentielle, d’isolement, de consommation, de violences conjugales, d’itinérance.» Pour offrir un accompagnement optimal, avance-t-elle, la priorité est de bâtir et solidifier un continuum de services appropriés. L’objectif est de tisser un filet de sécurité autour de la personne: «Il faut rapidement être capable de [la] situer, lui indiquer les services appropriés à sa condition et qu’elle y trouve satisfaction.» Il est essentiel de s’attaquer au phénomène de portes tournantes qui signifie qu’une personne doit cogner à plusieurs portes pour trouver de l’aide qui peut s’avérer mal adaptée ou trop provisoire pour ses besoins. «Le très temporaire fait en sorte que certaines situations se chronicisent et sont plus complexes à travailler.» Pour assurer un continuum de services fort et adapté aux différents besoins, Mme Robillard propose plusieurs avenues: développer des partenariats et améliorer l’efficacité de la communication entre les organismes et le réseau public, ainsi que mutualiser les offres de services. Autre solution, selon la directrice générale: les organismes pourraient recevoir plus de financement à la mission plutôt que par projet, ce qui permettrait entre autres de stabiliser les équipes pour assurer un service continu et rapide. «[Le financement par projet] pousse à créer de nouveaux services qui, des fois, sont financés sur du court terme, ou qui ne financent pas nos services de base. La nouveauté, ce n’est pas forcément ce qui est toujours le plus pertinent. Des fois, la mission initiale [de l’organisme] répond pour beaucoup [aux besoins des usager·ère·s]. Et il s’agit de donner l’autonomie et l’indépendance à nos organisations.»


Une sécurité publique sans répression

Souhaitée par 

Ted Rutland

Professeur associé au Département de géographie, d’urbanisme et d’environnement à l’Université Concordia

L’une des questions centrales relatives à la sécurité publique est le rôle de la police, dit Ted Rutland, géographe engagé qui étudie les questions de maintien de l’ordre en contexte urbain. Est-ce que la police est appelée à répondre à des appels d’urgence ou à des situations de criminalité? «À peu près 70% des appels au 911 n’ont rien à voir avec la criminalité, explique-t-il. C’est très important de retourner la police à son rôle original: l’arme violente de l’État. La police devrait être notre solution quand on a besoin de personnes armées pour maitriser une situation. Il faut trouver d’autres solutions, services, institutions qui peuvent répondre à toutes les autres sortes de circonstances.» Par exemple, les interventions policières à l’égard des personnes en situation d’itinérance ne répondent pas aux réalités et besoins de celles-ci, illustre-t-il. «On dépense énormément d’argent en interventions policières. La police est appelée presque tout le temps pour déplacer une personne d’un endroit à un autre. C’est un gaspillage de temps et d’argent.» Ted Rutland croit qu’il faudrait allouer les montants de ces interventions ailleurs et qu’ainsi, «on pourrait offrir des logements et des services sociaux». L’autre problème quand on a recours aux forces policières, c’est qu’elles jouissent d’une grande liberté dans l’utilisation de la violence, avance le géographe. «On a donné à la police le rôle d’utiliser la violence, mais on n’a pas mis en place de sociétés, de structures, d’institutions qui soient capables de contrôler cette utilisation de la violence», explique-t-il. Dès lors, quelle fonction pour la police? «Dans un monde idéal, on donnerait à la fois un plus petit rôle à la police et plus de discipline pour les policiers. S’ils commettent un acte très grave, ils perdent leur emploi. Ce n’est pas nécessairement une punition, c’est juste perdre le droit d’exercer cet emploi. On regarde les sources de leur pouvoir pour commettre ces actes et on les retire.»


Alexia Leclerc est journaliste et s’intéresse aux questions relatives aux enjeux sociaux. Elle est titulaire d’une maitrise en science politique de l’Université McGill.

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