Contenu commandité

Les Chantiers d’avenir de l’Université Laval: une vision 360° des défis de demain

Publié le : dimanche 28 février 2021
Présenté par
Université Laval

Les Chantiers d’avenir de l’Université Laval: une vision 360° des défis de demain

Conçus et offerts par l’Université Laval, les Chantiers d’avenir sont voués à former les leaders de demain. Julia Gaudreault-Perron, conseillère à l’innovation, explique comment ces maitrises sur mesure sont nées d’une approche interdisciplinaire imaginée pour faire face à de grands enjeux de société.

Une première cohorte de diplômé·e·s sort déjà de l’un de vos Chantiers d’avenir. Parlez-nous un peu de ces nouveaux programmes.

Nos Chantiers d’avenir sont des formations interdisciplinaires conçues pour répondre à des défis de société complexes que les formations disciplinaires traditionnelles ne peuvent, à elles seules, affronter. Pensons, par exemple, à la gestion mondiale des ressources ou à la faim dans le monde. Ce genre de problématique exige une forte collaboration entre les disciplines. L’idée des Chantiers, créés sur mesure et en partenariat avec le milieu, est d’outiller des professionnel·le·s de sphères très variées afin qu’ils et elles répondent aux défis émergents d’une société en transformation. À l’Université Laval, nous croyons plus que jamais en la force de l’interdisciplinarité.


Qu’en est-il des deux nouveaux Chantiers d’avenir qui seront offerts dès l’automne 2021?

L’un porte sur la sécurité alimentaire dans le monde. Il vise à créer des systèmes plus inclusifs et durables, du champ jusqu’à l'assiette. Cela exige une combinaison de connaissances issues de l’agriculture, de la nutrition, du développement international, du droit. On touche aussi à des questions d’économie et d’égalité entre les genres. Le second chantier porte sur l’équité, la diversité et l’inclusion dans nos milieux de travail et, plus largement, dans nos sociétés. Les exemples médiatisés ne manquent pas pour démontrer l’urgence de trouver des solutions afin que nos environnements soient sains et accessibles à toutes et à tous, y compris aux groupes marginalisés.


Concrètement, comment arrive-t-on à former des gens capables de s’attaquer à ces enjeux?

Chaque étudiant·e est plongé·e dans l’action au sein d’une organisation partenaire, et des cours viennent soutenir sa démarche tout au long du projet. Selon les chantiers, il existe des ateliers de design thinking, des laboratoires de recherche multidisciplinaire, des simulations, etc. Dans le cas de la maitrise sur mesure en équité, diversité et inclusion, les étudiant·e·s sont immergé·e·s dans des groupes minoritaires ou marginalisés, question d’apprendre à proposer des interventions qui tiennent compte de leurs réalités particulières. En sécurité alimentaire, certains projets prennent forme dans des communautés locales à Québec et à Montréal, mais aussi dans des communautés autochtones et inuites et dans certains pays du Sud. Notre souhait est de les réunir virtuellement, afin que les étudiant·e·s comprennent ensemble les divers visages que prend l’insécurité alimentaire dans le monde.


En quoi consiste la maitrise déjà décernée à une première cohorte?

Il s’agit d’une maitrise sur mesure en intelligence urbaine, qui a accueilli ses premier·ère·s étudiant·e·s en septembre 2019 pour les diplômer moins d’un an plus tard. À la lumière des récents bouleversements qui ont affecté la planète, on parle désormais d’une maitrise sur mesure en «intelligence et transformation». Il est devenu clair que nos intelligences—humaine, d’affaires et artificielle—doivent se combiner et être mises au service des entreprises, publiques comme privées. Celles-ci doivent pouvoir s’adapter à des changements majeurs comme le virage numérique ou une pandémie. Un deuxième groupe d’étudiant·e·s suit actuellement ce programme, et nous sommes à recruter la prochaine cohorte. Nous avons donc trois chantiers qui recrutent pour septembre 2021.


Quel est le lien entre ces chantiers d’études et vos facultés traditionnelles?

Notre université est composée de 17 facultés qui sont là pour rester mais qui doivent travailler davantage ensemble. Les formations disciplinaires seront toujours nécessaires. Nos chantiers, quant à eux, visent à former des personnes qui deviennent non pas des expertes dans un domaine donné, mais bien des spécialistes d’un enjeu qui interpelle plusieurs domaines, donc plusieurs facultés et écoles. Ils et elles sont formé·e·s à tirer parti d’approches propres à différentes disciplines et à les mettre au service d’un défi commun. 


Parlez-nous des compétences rattachées à ces chantiers.

Nous en avons défini une dizaine, et les professeur·e·s en sélectionnent trois ou quatre à approfondir dans chaque chantier. La pensée complexe est une compétence majeure à nos yeux. Elle concerne la capacité à adopter une posture interdisciplinaire, à travailler en tenant compte d’autres visions, à soumettre des idées qui paraissent contradictoires mais qu’on arrive à placer dans une même représentation de la réalité. L’adaptabilité, la créativité et l’engagement social sont aussi des qualités recherchées. C’est ce qui va faire de nos candidat·e·s des agent·e·s de changement, des individus capables de proposer des plans d’action tangibles, des gens engagés et aptes à agir afin de régler des séries de problèmes.


Comment avez-vous déterminé les enjeux et les compétences qui sont au cœur de vos chantiers?

En plus de la littérature scientifique et professionnelle, nous avons consulté notre communauté: des grandes entreprises, des organisations d’ici et d’autres internationales, des ministères. Une carte conceptuelle, née de ces consultations, définit les enjeux auxquels le Québec doit faire face, maintenant et dans un avenir rapproché, et ce dont les individus doivent faire preuve pour assumer ce qui nous attend, collectivement. Ces enjeux rejoignent également plusieurs des objectifs de développement durable des Nations unies. Ensuite, nos professeur·e·s et nos facultés ont proposé des chantiers de formation novateurs autour de ces thématiques. Les besoins des employeurs ont finalement dicté les compétences nécessaires pour élaborer des solutions en contexte de complexité et de changement continuel. On souhaite former des acteur·rice·s capables d’une créativité salvatrice face à des problèmes jamais rencontrés dans le passé.


Vous mentionnez la consultation: parlez-nous du Cercle des leaders associé aux trois chantiers d’études.

Il s’agit de grands leaders québécois de domaines variés, réunis pour transmettre leurs expériences à nos étudiant·e·s. Ils et elles auront le privilège d’avoir accès, dans le cadre d’ateliers, à la vision de gens plus qu’inspirants tels Lucien Bouchard, Sophie Brochu, Robert Lepage, Bernard Voyer et Christiane Germain. La diversité des parcours et des champs d’action de ces personnes d’importance  expose différents modèles de leadership qui pourront aider les étudiant·e·s à définir leur propre style.


Il y a sans doute des dizaines de sujets propices au développement de nouveaux chantiers pour l’avenir.

Bien sûr! Nos forces vives s’unissent déjà autour d’autres grands enjeux, mais elles n’ont pas encore déballé leurs cartons. Il ne fait pas de doute que la question du climat, notamment, nous apparait prioritaire.

Pour en savoir plus, rendez-vous sur

www.ulaval.ca/les-etudes/chantiers-davenir


Ouverte sur le monde et animée par un vif esprit d’innovation, l’Université Laval est une grande université d’enseignement et de recherche reconnue pour former des leaders engagés dans leur milieu. À travers les Chantiers d’avenir, elle dépasse les frontières disciplinaires pour former ceux et celles qui contribueront à résoudre les grands défis sociétaux de demain.


Ce contenu, réalisé par le Studio A10 dans le respect de ses lignes directrices, a été commandité par l'Université Laval.

Pour consulter les autres articles collaboratifs: atelier10.ca/nouveauprojet/type/partenaire

Continuez sur ce sujet

Atelier 10 dans votre boite courriel
S'abonner à nos infolettres