Signets—semaine du 3 juillet 2023

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Signets—semaine du 3 juillet 2023

Votre sélection hebdomadaire des textes qui ont attiré l’attention de l’équipe de Nouveau Projet.

Le vrai, le faux

Fiction et réalité se mélangent lorsque certaines personnalités associées à la droite, dont Laure Lavalette (vedette montante du Front national) et le haut fonctionnaire Jean Messiha, commentent les émeutes qui ont actuellement cours en France. En réponse au décès du jeune Nahel, nombre de polémistes se prêtent à des analyses boiteuses, largement inspirées par les œuvres de cinéma qui ont été tournées dans les banlieues françaises. Pourtant, BAC Nord de Cédric Jimenez, Athena de Romain Gavras et Les Misérables de Ladj Ly ne sont pas des documentaires.

À lire sur Les Inrocks


S’habiller avec des nappes

«Artisanal, grand-papa chic, de la ferme à la table.» C’est avec ces mots que la designer Emily Adam Bode Aujla décrit Bode, sa marque de prêt-à-porter devenue archipopulaire chez les starlettes masculines de New York. Rideaux, nappes, mitaines à four, draps… La couturière est passée maitre dans l’art de récupérer avec style, et de faire porter de la dentelle ou du crochet aux jeunes hommes dans la vingtaine. Mais qu’est-ce qui explique l’immense succès de ces vêtements pour le moins originaux et vendus à un prix fou?

À lire sur The Cut (en anglais)


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«La nouvelle normalité»

C’est devenu un lieu commun dans la presse écrite anglophone. À chaque fois qu’il est question de catastrophes naturelles dans l’actualité, les journalistes nous servent la même expression: «the new normal» que certains médias québécois ont traduit par «le nouveau normal» ou «la nouvelle normalité». Or, selon l’auteur Arno Kopeckt, cette expression surutilisée contribue à banaliser les changements climatiques.

À lire sur The Walrus (en anglais)


Les petits poissons dans l’eau

Depuis dix ans, les Japonais·es continuent d’asperger les citernes contenant les eaux contaminées par la catastrophe nucléaire de Fukushima pour les refroidir. Mais les capacités de stockage seront très bientôt épuisées. Résultat: cet or bleu radioactif ne tardera pas à être déversé dans les océans.

À lire sur Reporterre


Imposteur·trice?

On parle souvent du syndrome d’imposture comme d’un problème qui touche majoritairement les professionnelles (au féminin). Et s’il s’agissait aussi d’un enjeu de classe? Pour l’autrice Nathalie Olah, ce syndrome affecterait principalement les individus qui viennent d’un milieu populaire et qui se trouvent plongés dans un domaine majoritairement constitué de gens issus du système éducatif privé, à commencer par les arts (où ils ne comptent que pour 18% des travailleur·euse·s), les métiers de l’édition (13%) et les médias (12%).

À lire sur Slate.fr

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