Jean-Philippe Lehoux: touriste en sevrage, dramaturge et comédien

Catherine Genest
Jean-Philippe Lehoux
Jean-Philippe Lehoux
Photo: Francis-William Rhéaume
Publié le :
L’entrevue

Jean-Philippe Lehoux: touriste en sevrage, dramaturge et comédien

Sacré grand gagnant de notre concours de récits de voyage 2022, l’homme de théâtre Jean-Philippe Lehoux s’est prêté au jeu du questionnaire. Il nous y dévoile quelques trouvailles kirghizes, sa vision du tourisme et les prémisses de son prochain spectacle. 

Ton récit de voyage publié dans Nouveau Projet 21 nous transporte vers le Kirghizistan. Comment as-tu jeté ton dévolu sur cette destination?

L'Asie centrale a toujours résonné dans mon imaginaire avec un mélange d'étrangeté et de clichés romantiques. Le Kirghizistan, par sa taille relativement petite, m'apparaissait plus facile à appréhender que les autres grands territoires de la région. Et bien que très montagneux, le pays se prête étonnamment bien au vélo. On peut entre autres compter sur la présence du CBT (le «community-based tourism»1Association d’agences kirghizes qui encouragent des pratiques touristiques durables et qui mettent de l’avant les richesses naturelles et communautaires du pays.) et d'organismes similaires, qui comportent leur lot de contradictions et de dérives, mais au sein desquels se sont développées des initiatives d'hospitalité qui favorisent la rencontre avec les locaux. En outre, c’est une destination intéressante au mois d'août, car les bergers se retrouvent dans leur jaïloo (un pâturage d'été situé en haute altitude) où il est possible de les observer dans leur mode de vie plus «traditionnel».


  • Autoportrait de Jean-Philippe Lehoux au Kirghizistan

Qu’est-ce qui t’a le plus surpris du Kirghizistan, outre le fait que les gens conduisent à droite et à gauche dans une espèce de chaos infini?

Je dirais l'occidentalisation galopante (sans mauvais jeu de mot) de la jeunesse, surtout dans la capitale. Les talents de cavalier des enfants, aussi, qui dominent les steppes, même à quatre ans! Les femmes kirghizes en général : elles sont entrepreneures, débrouillardes, fortes, et parfois polyglottes. J'ajouterais le lait de jument sous toutes ses formes - liquides, solides, pâteuses, alcoolisées... et d'autres plus énigmatiques.


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