François Geoffroy: on ne se bat pas toujours pour gagner
Face à la crise climatique qui menace de tout détruire, ce professeur a choisi la voie de l’action syndicale—et de l’espoir.
Aménagement excessif des espaces sauvages, virage vers le camping de luxe, logique comptable: la gestion des parcs nationaux québécois suscite la grogne chez les puristes du plein air. Ces critiques sont-elles justifiées?
Les espaces sauvages. L’odeur du chasse-moustique. La dichotomie entre aventuriers et grand public. Le «glamour» et la vie de chalet. La quête perpétuelle de nouveaux sommets. La mise en marché de notre patrimoine naturel.
En 2008, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) adopte une nouvelle tendance qui ne quittera plus ses parcs: le glamping. Ce néologisme, contraction des mots «glamour» et «camping», unit deux termes à priori peu conciliables: l’élégance est rarement au rendez-vous lorsqu’on baigne dans une odeur de chasse-moustique. La mise en marché des tentes Huttopia prouvera pourtant qu’une telle combinaison est possible. Finie, la misère en nature: ces abris de toile possèdent literie, mobilier et attirail pour cuisiner. Un chauffage d’appoint dorlote même les campeurs lors des nuits fraiches. Plus besoin de jouer à Tetris dans le coffre de la voiture en imbriquant le nombre apparemment infini de choses nécessaires pour une virée en forêt. On prend sacs de couchage, bagages, nourriture, bières et on part. Jamais le camping n’a été aussi convivial.
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