Nouvelles d’une ville sans sommeil

Casques bleus des forces portugaises et jordaniennes en patrouille au marché de Pk5, Bangui.
Casques bleus des forces portugaises et jordaniennes en patrouille au marché de Pk5, Bangui.
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Nouvelles d’une ville sans sommeil

Depuis 2013, la République centrafricaine est le théâtre d’un conflit sanglant. Des centaines de personnes sont mortes, des milliers d’autres ont été blessées. L’ouverture du premier programme universitaire de psychologie du pays marque un pas vers le traitement des traumatismes psychiques, jusqu’ici ignorés.

C’est le 23 mars 2013 que tout a commencé: les rebelles de la Séléka, coalition à majorité musulmane, sont à l’orée de Bangui, décidés à renverser le président Bozizé au pouvoir depuis dix ans. Lui-même a d’ailleurs accédé à la présidence par un coup d’État, le quatrième depuis l’indépendance du pays, en 1960.

Ce soir-là, la capitale de la République centrafricaine est privée d’électricité. Ses résidents, terrifiés, savent très bien ce qu’annonce cette nuit blanche: le cauchemar recommence.

Depuis, le pays est déchiré par un conflit incessant. Cela fait maintenant cinq ans que les machettes s’aiguisent, que les civils souffrent, que les puits se remplissent de cadavres et que le sommeil a déserté les cases de terre, dans ce pays enclavé où les problèmes sociaux et politiques ont engendré des affrontements intercommunautaires.

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