S’habiller comme Paul Piché en 1977

Jonathan Livernois
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S’habiller comme Paul Piché en 1977

Comment expliquer la popularité des vestes Mackinaw, ces chemises en flanelle aux carreaux noir et rouge? Dans cet extrait de La route du Pays-Brûlé, notre Document 09, l’essayiste se demande pourquoi les rats de ville d’aujourd’hui se vêtissent comme les rats des champs d’autrefois.

Jonathan Livernois

Dans le quotidien Le Soleil de Québec, on annonçait récemment le retour en force du motif Buffalo (les carreaux noirs et rouges). Cela n’a rien pour me surprendre. À l’université où j’enseigne, on vend des sacs d’école et des couvertures à carreaux. Dans un grand magasin, on vend des mouchoirs de poche à carreaux, des cravates à carreaux, des chandails à carreaux, des bas à carreaux, des coussins à carreaux, des sous-vêtements à carreaux. C’est l’heure du lumbersexual: bottes lourdes, barbes longues, bas de laine, froc de chasse. Ce serait à l’image du chanteur Paul Piché en 1977 si ce n’était pas ironique et au deuxième—voire au troisième—degré. Bizarrement, comme si j’avais prévu le coup, je porte depuis quatre ans la veste Mackinaw de mon grand-père Jimmy. Mon originalité est compromise.

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