Ce que votre chauffeur·euse Uber n’ose pas vous dire

Catherine Genest
 credit: Photo: Tom Morbey
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Pensées secrètes

Ce que votre chauffeur·euse Uber n’ose pas vous dire

Chaque jour, des conducteur·trice·s Uber s’arrangent pour déjouer l’application et faire grimper les prix à l’aéroport. Cette information, comme bien d’autres, est venue à nos oreilles après discussion avec trois chauffeur·euse·s du grand Montréal. 

Nos spécialistes

Karim

Montréal

8 ans d’expérience 

*Nous avons changé l’identité de ce chauffeur à sa demande

Jean

Longueuil

6 ans d’expérience

Marie-Pier

Montréal 

1 an d’expérience



«Ça nous énerve d’attendre.»

Contrairement aux taxis traditionnels, les véhicules utilisés pour Uber n’ont pas de compteur, de cadrans numériques qui donnent un sens au dicton «le temps, c’est de l’argent».

Par conséquent, les retardataires irritent particulièrement les chauffeuses comme Marie-Pier. «On est tellement peu payés. Honnêtement, tu ne devrais pas appeler un Uber si tu n’es pas vraiment prête ou prêt.»

«L’autre truc qui est poche, c’est lorsque quelqu’un appelle pour aller du point A au point B, mais qu’il demande que je le débarque entre les deux pour aller chercher des trucs ou son enfant à la garderie, et que je l’attends pendant dix minutes. Tu peux pas vraiment lui dire non sur le coup. Et comme la course est prépayée, je perds de l’argent.»


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