Ce que votre caissier·ière n’ose pas vous dire
Ils et elles sont passé·e·s maitres dans l’art d’arborer leur plus beau sourire en restant de longues heures debout, sans fléchir. Quatre de ces employé·e·s du commerce au détail se confient à nous.
Entrées dans la littérature notamment grâce à Caroline Dawson et Florence Aubenas, les femmes de ménage demeurent, à cause de la nature de leur métier qui commande la discrétion, quasi absentes de l’espace public, voire invisibilisées. Trois d’entre elles ont accepté de nous parler de cet emploi qui vient avec son lot de préjugés.
Nos spécialistes
Vanessa
7 ans d’expérience
Saint-Constant
Sylvie
17 ans d’expérience
Mirabel
Ève
15 ans d’expérience
Sainte-Hénédine
«Des fois, vos salles de bain nous dégoutent.»
Il arrive à l’occasion, mais rarement, qu’Ève refuse d’effectuer certaines tâches.
«Quand ça m’arrive, c’est surtout parce que je trouve pas ça safe d’un point de vue hygiénique. Il faut faire attention à la contamination», déclare-t-elle.
Les trois femmes soutiennent qu’il leur est toutes déjà arrivé de tomber sur une salle de bain laissée dans un état lamentable. «J’ai déjà dû nettoyer une salle de bain dans un état tellement épouvantable que j’avais plus faim quand je revenais à la maison. J’ai été obligée de demander à ma cliente de la nettoyer un minimum avant mon ménage», raconte Sylvie.
«L’expérience m’a appris que j’avais le droit de refuser de faire certaines choses sans devoir me justifier. Aujourd’hui, je nettoierais plus de litière à chat et je ne veux plus travailler dans une maison où les gens fument à l’intérieur», confie Vanessa.
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Au Québec, les services de garde en milieu scolaire célèbreront leurs 40 ans en 2025. Celles (ce sont en très grande majorité des femmes) qui les portent à bout de bras se sont levées pour obtenir de meilleures conditions de travail lors du plus récent Front commun, mais on entend encore trop peu parler de leur réalité.
On les reconnait à leurs larges T-shirts de couleurs vives, tous identiques, qu’ils et elles portent en bordure des parcs municipaux. Chaque été, des milliers d’adolescent·e·s sont engagé·e·s par les Villes pour amuser les enfants du Québec. Mais qu’est-ce que ces jeunes qui prennent soin de ceux et de celles des autres se gardent bien de communiquer aux parents?
À l’heure de l’inflation et des commentaires qui pullulent sur Google Maps, les conditions de travail semblent se détériorer dans le milieu de la restauration. C’est du moins ce qu’on déduit après discussion avec quatre serveur·euse·s.