Demain était censé être à nous

Anabelle Nicoud
À un concert d’Omnikrom à Drummondville, en 2008.
À un concert d’Omnikrom à Drummondville, en 2008.
Photo: Frédéric Côté
Publié le :
Essai

Demain était censé être à nous

Il faut peut-être vivre une vie de femme pour comprendre que la misogynie n’est jamais ironique.

Considéré dans ce texte

La musique hip hop et électro des années 2000. Les paroles misogynes et les limites de l’ironie. #MoiAussi et la renaissance du féminisme. Le sexisme en journalisme. Les loups dans les contes de fées.

C’est en courant, l’été dernier, et en entendant les premières notes de basse synthétique que les paroles de «Dans le club», du groupe de hip hop TTC, me reviennent, comme si elles ne m’avaient jamais quittée. Pourtant, j’ai aussi l’impression de les entendre vraiment pour la première fois.

TTC dans le club, salope

Avec la foule

Je suis guidé par ma teub

Ici ça pue trop la choune

Donc ramène tes fesses

Et déhanche-toi ma belle

Dépense-toi sans cesse que je ne pense qu’à te ken

Mais fais vite tes copines

Font la queue veulent la même

On peut partager si t’es pas affamée

Cuizinier est un homme qui a de l’amour à donner

Toutes les femmes voudraient à mon corps être abonnées

Je repense au début des années 2000 et aux chansons de leur album Bâtards sensibles, que j’ai tant aimé. À l’influence que le groupe a eue sur une certaine scène musicale, à Paris comme à Montréal. À ses nombreux allers-retours entre le Québec et la France, et aux miens.

Est-ce que TTC serait salué par les critiques et un public féminin avec ces mêmes paroles aujourd’hui? Et moi, à la mi-temps de ma vie, qu’est-ce que j’en pense?


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