Le stéroïde de la femme moderne

Julie Buchinger
 credit: Illustration: Jeff Kulak
Illustration: Jeff Kulak
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Commentaire

Le stéroïde de la femme moderne

Si les femmes peuvent aisément lever le coude avec les hommes, elles n’en retirent pas les mêmes bénéfices—ni n’en subissent les mêmes conséquences. Dans l’essai Drink, Ann Dowsett Johnston trace les contours de leur relation particulière avec la bouteille, tout en témoignant de sa propre histoire de dépendance. Quel rôle l’alcool joue-t-il pour celles, de plus en plus nombreuses, qui succombent à ses vapeurs?

J’ai toujours adoré les aéroports et j’ai souvent manigancé pour étirer mes correspondances à Heathrow, Zurich ou Miami pour le simple plaisir de fréquenter les bars qu’on y trouve. Je m’assois au zinc, entre deux inconnus—toujours des hommes—quisirotent une bière en regardant les sports à la télé au-dessus du comptoir. Et je bois. J’ignore tout du sport—j’ai déjà évoqué les deuxième et troisième marbres au baseball à un homme que je tentais de (et échouais à) séduire. Le verre de vin blanc posé devant moi, consommé dans un no man’s land à des milliers de kilomètres de la maison, a toujours été mon allié pour me rapprocher d’eux—des hommes. Et si je retire un certain plaisir à les courtiser, là n’est pas le but ultime de mes courtes ivresses aéroportuaires. Je veux être leur égale. Et dès lors qu’on boit avec les hommes, on fait partie de la meute.

Dans son essai Drink: The Intimate Relationship Between Women and Alcohol, Ann Dowsett Johnston souligne avec justesse qu’en ce qui a trait à la consommation d’alcool, l’écart hommes-femmes s’est remarquablement rétréci au cours des dernières décennies. Elle est révolue, l’époque du «Bienvenue aux dames» où les hommes, grands princes, acceptaient—un peu à contrecœur?—de partager leur espace de beuverie avec le sexe faible.

Mais qu’y a-t-il à dire sur la manière dont les femmes boivent? Dowsett Johnston, qui a connu une carrière brillante au magazine Maclean’s et occupé le poste de vice-principale de l’Université McGill, s’intéresse aux spécificités de la relation que la gent féminine entretient avec l’alcool. Drink est un objet hybride, entre l’enquête journalistique et l’autobiographie. L’auteure y partage des pans de ce qui semble être son journal intime et décrit l’histoire de sa propre enfance, de sa relation avec sa mère, son fils et ses amours. Mais surtout, il s’agit d’un coming out en bonne et due forme: «Bonjour, mon nom est Ann et je suis alcoolique.»

C’est donc sur la base de son propre témoignage qu’elle amorce sa quête. Premier constat: nous vivons dans une culture -alcoogénique (alcogenic culture). Il est «anormal» de ne pas boire. Vous croisez un collègue qui sirote un Perrier dans un 5 à 7? S’il ne prend pas d’antibiotiques (ou si elle ne parait pas enceinte), alors c’est sans doute qu’il est AA.

Les hommes boivent typiquement pour intensifier des sentiments positifs ou pour socialiser, alors que les femmes le font pour se délester de sentiments négatifs.

Tout, autour de nous, nous encourage à boire: on souligne nos bons coups avec force champagne, on échappe à nos déceptions dans les vapeurs de l’alcool fort, c’est bien connu. Mes parents ont consolé ma première peine d’amour en me tendant un cognac initiatique. Je garde encore aujourd’hui un souvenir ému de leur sollicitude—ainsi qu’une bouteille de Hennessy à la maison, que je sors parfois à mon tour pour guérir le cœur meurtri d’une amie. Rien de bien genré, ici, admettons-le: je connais plus d’un homme ayant noyé ses chagrins dans quelques litres de bière et deux-trois accolades viriles.

Mais au-delà des habituels prétextes pour lever le coude, Dowsett Johnston rappelle qu’il est de bon gout de boire: on connait ses cépages et appellations contrôlées, on hume longuement le verre qu’on nous tend dans un bistro avant de faire un signe entendu au serveur. (Pour ma part, et c’est mon propre coming out, je feins systématiquement de m’y connaitre en de telles circonstances.) On se renseigne sur le processus de vieillissement de tel spiritueux, sur la diète des bisons qui broutent les gerbes de blé composant telle vodka.

La surconsommation d’alcool est en hausse dans la majorité des pays développés, et les femmes sont à l’origine de cette croissance. Aussi le markéting entourant la mise en marché de nouveaux produits -alcoolisés destinés aux femmes est en plein essor—c’est ce que Dowsett Johnston appelle «le marché rose de l’alcool». Les émules de Carrie Bradshaw, figure de proue de la légendaire série américaine Sex and the City, se laisseront séduire par les vins Girls’ Night Out, ou encore par les cocktails Skinnygirl, qui, comme leur nom l’évoque, sont populaires chez les dames pour leur faible apport calorique (anecdote: cette dernière marque est l’œuvre de la star de téléréalité Bethenny Frankel, dont -l’Amérique a pu admirer les frasques dans Real Housewives of New York.) Mon préféré: le vin américain Happy Bitch. Son site web d’un rose improbable compte des citations «inspirationnelles» toutes désignées pour la femme moderne. Dommage qu’il ne soit pas en vente au Québec; les jeunes et heureuses bitches feraient peut-être légion chez nous.

Quant aux mères ayant dû faire une croix sur les tournées des bars, elles trouveront leur meilleur allié du côté des MommyJuice et autres Cupcake Wines. Et c’est ici que l’auteure de Drink commence à tracer la fine ligne qui distingue les hommes et les femmes dans leur rapport à l’alcool: le markéting autour d’un vin nommé Mommy’s Time Out est racoleur, mais il évoque un mode de consommation qui ne parle qu’à la gent féminine. Car, selon le Dr Pamela Stewart, psychiatre au Centre for Addiction and Mental Health de Toronto interviewée par Dowsett Johnston, les hommes boivent typiquement pour intensifier des sentiments positifs ou pour socialiser, alors que les femmes le font pour se délester de sentiments négatifs.

La journaliste s’attarde longuement aux traumatismes subis par les femmes alcooliques, précurseurs de leur consommation abusive. Elle démontre avec acuité la corrélation, fort documentée, entre le syndrome de stress posttraumatique et l’abus de substances telles que l’alcool. Les nombreux récits qui nourrissent sa recherche en témoignent: Karin, née d’une mère aussi ivrogne qu’incapable, a commencé à boire dès l’âge de 11 ans; Beata, agressée sexuellement durant l’enfance, a tout perdu aux mains de la détresse et de l’alcool. Quant à Alex, la mort tragique de son frère a -servi de funeste tremplin à une consommation abusive dès la jeune adolescence.

Mais c’est sans doute la voix d’Ann Dowsett Johnston qui a le plus de souffle. Se citant en exemple, elle relate le sombre passé de sa mère, qui buvait jour et nuit. Elle évoque ses propres épisodes dépressifs, qui l’ont menée sur la même pente descendante: «Je buvais pour soulager les symptômes de la dépression, et je buvais pour faire face à l’anxiété. J’aurais souhaité de tout cœur que ce ne soit pas vrai, mais ça l’est.»


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Géris-toi toi-même

L’idée d’automédication occupe donc une place centrale dans Drink. Les femmes tentent de panser elles-mêmes leurs plaies en se servant de l’alcool comme béquille—et dans un très grand verre.

De quoi cherchent-elles donc à se guérir? Les traumatismes tels la mort d’un proche ou la violence physique constituent-ils le seul tremplin vers la consommation abusive d’alcool? Sans doute pas. Et c’est là la part la plus intéressante du débat, à la lumière des récentes controverses sur la place des femmes dans nos sociétés occidentales, encore à gagner, semble-t-il. -L’alcool est ce que Dowsett Johnston appelle le «stéroïde de la femme moderne»: un anabolisant qui favorise l’assimilation de nombreuses responsabilités professionnelles, familiales et personnelles.

Le stratagème ne date pas d’hier. L’auteure rappelle fort à propos que le Valium, une forme de benzodiazépine destinée à traiter les troubles anxieux, était la drogue la plus prescrite aux États-Unis entre 1969 et 1982. Et déjà, à la fin des années 1960, les deux tiers des consommateurs de «mommy’s little helper», comme l’ont surnommé les Rolling Stones dans la chanson du même nom, étaient de sexe féminin.

Mais le débat sur ce que l’auteure appelle le «mythe tyrannique de la perfection» a pris une tout autre ampleur depuis que les femmes sont entrées massivement sur le marché du travail. Rappelons qu’au Québec, la Loi sur la capacité juridique de la femme mariée a été adoptée en 1964, lui permettant d’exercer une profession, de gérer ses propres biens, de conclure des contrats—elle pouvait même signer un chèque! Travailler et consommer. Tout en s’occupant de sa famille.

Les femmes parviennent-elles à se réaliser pleinement dans chacune de ces sphères d’activité? (Sans compter tout ce qu’on leur dicte de faire pour elles-mêmes: nourrir leur spiritualité, jogger le dimanche matin et entretenir des relations épanouissantes avec leurs proches.) La question est d’actualité. Anne-Marie Slaughter a (re)lancé le débat en juin 2012 avec son désormais célèbre «Why Women Still Can’t Have It All», publié à la une du Atlantic Monthly. L’universitaire américaine y fait le triste constat de notre échec, en tant que femmes, à pouvoir embrasser parfaitement la vie familiale et l’ambition professionnelle tout à la fois. Parmi d’autres, Sheryl Sandberg, l’actuelle directrice de l’exploitation du réseau social Facebook, s’est aussi fait entendre. Dans son livre Lean In: Women, Work, and the Will to Lead, elle revient sur l’importance pour les femmes de convoiter des postes de direction, tout en exhortant les ménages à se répartir les tâches familiales de façon plus équitable afin de rendre la chose possible.

Les femmes tentent de panser elles-mêmes leurs plaies en se servant de l’alcool comme béquille—et dans un très grand verre.

Ann Dowsett Johnston se cite elle-même en exemple au chapitre de la quête effrénée de perfection et de reconnaissance—asservissement qui a nourri sa dépendance à l’alcool. D’un côté, elle évoque son admiration pour Hillary Clinton qui, pendant la campagne présidentielle de son mari, Bill, en 1992, avait su défendre dignement son choix de vie (Hillary était alors avocate): «Je suppose que j’aurais pu rester à la maison à préparer des biscuits et à servir le thé, mais j’ai décidé d’exercer ma profession.» D’un autre côté, Dowsett Johnston rappelle que le bon gout de Martha Stewart, papesse du perfectionnisme, faisait la loi à l’époque (c’était bien sûr avant l’incarcération de cette dernière). L’auteure de Drink incarnait cette dichotomie: elle menait sa carrière de front et fabriquait les costumes d’Halloween de son fils Nicolas entre la préparation de deux -repas nutritifs.

Et elle buvait: «Pendant des années, c’était moi à la planche à découper, un verre de blanc à mes côtés. Et pendant des années, cette habitude était inoffensive—du moins elle le paraissait. La vérité, croyez-le ou non, était que je parvenais à accomplir beaucoup lorsque je buvais. À l’époque où j’étais chef de meute—occupant un emploi sénior dans un magazine, élevant un jeune homme aussi artistique qu’athlétique, donnant des conférences dans l’industrie—, la vie était plus que pleine. L’alcool adoucissait le passage d’un rôle à l’autre. J’arrivais à jongler avec une foule de choses. Jusqu’à ce que, bien sûr, je n’y arrive plus.»

Dowsett Johnston ne s’égare pas dans le récit des histoires embarrassantes ou sinistres où l’alcool aurait pu la mener. Mais elle raconte cette anecdote touchante à propos de son fils, qui, un jour, lui a fabriqué une carte pour la fête des Mères. Une carte intitulée Happy Mother sur laquelle il l’avait dessinée, assise devant une machine à écrire. Une note: «Le blanc de ses yeux est blanc. Elle boit du Perrier, pas du vin.» Pendant des années, Dowsett Johnston trainera cette carte partout avec elle—jusqu’à ce qu’elle mette un terme à sa consommation d’alcool.


Derniers tabous

La relation mère-enfant est un sujet qui traverse tout l’ouvrage de Dowsett Johnston. Elle explore les dommages qu’a causés à sa famille sa consommation d’alcool. Elle aborde sa propre relation, nocive, avec sa mère alcoolique. Sur une note moins personnelle, la journaliste va jusqu’à consacrer un chapitre complet à la délicate question de la consommation d’alcool pendant la grossesse, citant au passage des cas de femmes aux prises avec une pléthore de dépendances lourdes.

Le sujet mérite d’être fouillé, même s’il est encore délicat de l’aborder (ce chapitre s’intitule d’ailleurs The Last Taboo): l’alcool est particulièrement nocif pour le -fœtus. Les femmes qui en ingèrent pendant la grossesse ont souvent connu des épisodes traumatiques qui les ont poussées dans le cercle vicieux de la surconsommation.

L’auteure aborde la question avec sensibilité, et l’une des grandes conclusions qu’elle tire de sa recherche est que l’alcoolisme devrait être traité comme une question de santé publique, à l’instar du tabagisme ou de la sécurité routière. Elle exhorte tous les paliers gouvernementaux à adopter une stratégie basée sur trois outils: contrôle des prix et taxation; restriction de l’accessibilité à l’alcool; limitations du markéting.

Si de telles mesures pourraient bénéficier tant aux hommes qu’aux femmes, elle démontre, citations d’experts à l’appui, que celles-ci seraient les premières à en profiter: «Les femmes ont sans doute le plus à gagner de politiques fermes, selon Tim Naimi, médecin et chercheur au Boston Medical Center, interviewé par l’auteure. Elles sont beaucoup plus susceptibles de subir les contrecoups physiques et sociaux de l’abus d’alcool, de souffrir de violence—comme les agressions sexuelles—et d’infections transmises sexuellement. Elles sont certainement vulnérables aux effets secondaires d’une consommation excessive.»


Alcoolisme ordinaire

Il existe donc une déclinaison féminine de l’alcoolisme—et une multitude d’effets néfastes qui n’affectent que (ou surtout) les femmes. Malheureusement, Dowsett Johnston a tendance à traiter la question de manière quelque peu réductrice, en insistant notamment pour montrer que les traumatismes d’enfance sont souvent la cause de l’alcoolisme chez les femmes adultes. C’est sans doute le talon d’Achille de son argumentation. Les exemples qui étayent sa recherche paraissent parfois si extrêmes qu’ils n’ont que très peu de réponses à apporter aux femmes qui sont aux prises avec une consommation abusive, mais somme toute normalisée, -d’alcool—l’alcoolisme ordinaire des milieux où le caractère social des rencontres «décontractées», qu’elles soient amicales, familiales ou même professionnelles, est invoqué à outrance pour justifier les pires beuveries. (J’en appelle ici au dieu du -réseautage, cette activité ô -combien contemporaine au cours de -laquelle j’ai abimé mon foie à de multiples reprises.)

«La vérité, croyez-le ou non, était que je parvenais à accomplir beaucoup lorsque je buvais. J’arrivais à jongler avec une foule de choses. Jusqu’à ce que, bien sûr, je n’y arrive plus.»

Ces virées ont leur utilité, et je me -réjouis de la présence grandissante des femmes en leur sein. L’accès à la consommation, au sens large du terme, leur a donné les assises pour se mesurer aux hommes. Non seulement peuvent-elles lever le coude avec eux, mais elles n’en dépendent plus, juridiquement, financièrement, socialement. Elles peuvent faire comme les hommes; elles peuvent faire sans les hommes.

Et pourtant. Depuis que les femmes peuvent consommer, elles sont susceptibles de commettre les mêmes excès que leurs acolytes masculins, à la différence que les conséquences ne sont pas tout à fait les mêmes. Le chercheur du Boston Medical Center interviewé par Dowsett Johnston (et cité plus haut) faisait allusion aux stigmates sociaux, souvent plus néfastes pour les femmes, que l’abus d’alcool pouvait entrainer. Car si l’on met de côté les conséquences physiques, dont l’auteure dresse un portrait exhaustif dans son livre, qu’en est-il du sexisme latent qui teinte les récits de brosse narrés par les unes ou les autres?

J’ai été témoin d’une quantité innombrable d’écarts de conduite au fil des soirées auxquelles j’étais invitée. J’ai vu des gens, d’ordinaire fort professionnels et avenants, se lancer des objets sur la tête (des guimauves, des pintes entières de bière, un ours empaillé, de la mousse de fécule de maïs, une piñata). J’en ai vu se dévêtir (pour rire, pour honorer un défi perdu, pour baiser). J’en ai entendu se faire des confessions d’ivrognes (je touche deux fois ton salaire, je t’aime, tu pues de la gueule, tu es mon fils préféré). Ça, c’est sans compter tous les déhanchements grotesques commis sur du Beyoncé, twerks non sollicités et autres selfies de salle de bains publiés à 2h47 du matin sur les réseaux sociaux.

Devant ces chefs d’accusation honteux, j’aurai le courage de me lever et de plaider coupable, du moins à certains d’entre eux. Inutile de dire lesquels, mais j’aimerais néanmoins ajouter ceci: au lendemain d’une soirée bien arrosée, un homme qui s’est épris de (lire ici: qui a frenché) quatre filles au cours d’un même party n’aura pas la même réputation qu’une femme qui aurait eu le même comportement.

Et c’est sans doute pourquoi il faut rendre à Dowsett Johnston ce qui lui revient: la relation entre les femmes et l’alcool n’est pas la même que celle qui lie les hommes à la bouteille. Parce que la société ne nous le permet pas—du moins pas encore. D’ailleurs, on interprète encore un tel témoignage, celui d’Ann Dowsett Johnston, comme un acte de bravoure, de sincérité et de courage.

Au lendemain d’une soirée bien arrosée, un homme qui s’est épris de (lire ici: qui a frenché) quatre filles au cours d’un même party n’aura pas la même réputation qu’une femme qui aurait eu le même comportement.

Une dernière chose: outre la question du rapport genré à l’alcool, ce livre témoigne de notre obsession à nous regarder boire. À nous faire témoins de notre dépravation. C’est un plaisir propre à notre époque: nous adorons parler de la jeune génération fauchée par la technologie, de notre manque grandissant de spiritualité, de notre individualisme, de notre obésité, de notre ennui et de notre alcoolisme. Nous aimons souligner à gros traits, statistiques à l’appui, que nous nous sommes perdus dans les méandres de nos propres vices et de notre propre complaisance. Le cycle semble vouloir s’étirer à jamais. En attendant que nous guérissions, je me contenterai d’encourager les femmes à faire ce qui leur plait: à prendre un verre si ça leur chante, à tenir tête à un homme, ou à s’en faire l’alliée—rien ne vaut un moment seule avec eux (et un verre) pour fraterniser. Qui a dit qu’elles ne buvaient que pour soulager leur anxiété? Pas moi. Prost


Pour aller plus loin

Drink: The Intimate Relationship Between Women and Alcohol, Ann Dowsett Johnston, HarperCollins, 2013, 320 p.


Julie Buchinger est journaliste spécialisée en médias chez Infopresse. Elle est aussi responsable de la section Commentaire de Nouveau Projet. Elle détient une maitrise en littérature française de l’Université McGill.

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