Chronique

Personne n’a découvert l’Amérique

Maïka Sondarjee
Illustration: Edward Chatfield
Publié le :
Lire entre les marges

Personne n’a découvert l’Amérique

Au Québec, les personnes noires et autochtones ont une histoire similaire. Notre chroniqueuse a lu le premier livre du sociologue Philippe Néméh-Nombré, avec qui elle partage une aversion pour la doctrine de la découverte.

Ce qu’on appelle aujourd’hui l’Amérique a été volé à des peuples qui vivaient déjà là depuis des générations. Pourtant, on enseigne encore trop souvent que Christophe Colomb a découvert le continent. L’essai Seize temps noirs pour apprendre à dire kuei de Philippe Néméh-Nombré, paru l’an dernier aux éditions Mémoire d’encrier, m’a fait réfléchir à la façon dont la pensée dominante dans les pays occidentaux propage souvent une vision erronée du monde.

C’est un livre qui remet les pendules à l’heure, mais avec nuance et poésie, en abordant la «colonisation génocidaire» et l’institution de l’esclavage. En 16 courts tableaux, récits ou réflexions, le sociologue fait des liens entre l’histoire des populations noires et celle des Autochtones au Québec, afin de créer «quelque chose comme des possibilités de relations libératrices et décoloniales», comme il l’écrit en page 16. 


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