Sortir l’État de son inertie climatique

Clément Sabourin
Photo: cottonbro
Publié le :
Le journal de l’anthropocène

Sortir l’État de son inertie climatique

À l’heure où la dernière COP en Égypte a fini dans l’impasse et que les militant·e·s écologistes s’en prennent symboliquement aux œuvres d’art, notre chroniqueur se demande ce que ça prendra pour que la classe politique prenne (enfin) la crise climatique au sérieux.

Il y a la métaphore de la maison qui brule, celle de l’avion sans pilote, celle du précipice où l’on s’élance gaiment. Toute une panoplie de poncifs, de formules éculées pour décrire l’inaction climatique suicidaire de nos sociétés, mais tous ces lieux communs résument efficacement un sentiment très partagé. Comme beaucoup, je me demande: comment nos États modernes—occidentaux en particulier—peuvent-ils être aussi mauvais au chapitre de l’action climatique malgré des siècles de raffinement de la pensée politique? Comment expliquer qu’aucun gouvernement n’a réussi à atteindre réellement ses objectifs de réduction de GES?

Élevée dans les effluves de Tchernobyl et des sables bitumineux, ma génération est celle de la prise de conscience alarmée, du dérèglement climatique exponentiel et des rendez-vous manqués avec l’environnement. C’est aussi celle de l’apogée de la technocratie. Et pourtant.

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