Yayoi Kusama: 45 secondes top chrono

Dominique Sirois-Rouleau
credit: Photo: Kerry McFate
Photo: Kerry McFate
Publié le : lundi 25 juillet 2022
Critique

Yayoi Kusama: 45 secondes top chrono

L’exposition de Yayoi Kusama, octogénaire funky aux univers ultracolorés, fait courir les foules à la Fondation PHI. Les billets s’envolent rapidement, les Montréalais·es doivent rivaliser d’astuces et de patience pour s’en procurer. Mais est-ce que le jeu en vaut la chandelle?

L’exposition condensée consacrée à la prolifique Yayoi Kusama lance les célébrations du 15e anniversaire de la Fondation avec une proposition à la fois ludique et convenue, dans le sens le plus blockbuster des termes. Dancing Lights That Flew Up to the Universe  [Un ballet de lumières envolées dans l’Univers] interpelle en effet un public diversifié non seulement par la notoriété de l’artiste, mais aussi par l’accessibilité de son travail, y compris les incontournables Infinity Mirrored Rooms, ses installations immersives à miroirs qui font le bonheur des amateurs de selfies et des gestionnaires de réseaux sociaux des centres d’art. Répartie sur les deux édifices de la Fondation PHI pour l’art contemporain, l’exposition présente un corpus récent mais restreint de Kusama et n’offre, en ce sens, qu’un aperçu de l’œuvre de l’artiste multidisciplinaire.

Née au Japon en 1929, Kusama s’installe aux États-Unis à la fin des années 1950, notamment grâce aux réseaux de l’artiste américaine Georgia O’Keefe avec qui elle partage une affinité plastique. Fascinée par l’univers et la nature, Kusama trouve alors, avec l’essor de l’esthétique conceptuelle américaine des années 1960, un terreau fertile pour l’exploration systématique de ses motifs privilégiés et pour la mise en œuvre de stratégies d’immersion qui fondent aujourd’hui sa renommée. 


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