«Ru»: culture québécoise 101

Jason Béliveau
 credit: Photo: Drowster / Immina Films
Photo: Drowster / Immina Films
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Critique

«Ru»: culture québécoise 101

D’une sobriété exemplaire, cette adaptation cinématographique saisit avec délicatesse le déracinement d’une jeune Vietnamienne qui devra s’acclimater au Québec. Si le film de Charles-Olivier Michaud n’évite pas tous les irritants propres au récit d’exil, il clôt tout de même admirablement une année exceptionnelle pour le cinéma d’ici. 

Bien que Charles-Olivier Michaud n’ait pas encore connu de réel succès populaire depuis son premier long métrage, Snow & Ashes, en 2010, l’expérience qu’il a acquise tant ici qu’à l’étranger porte aujourd’hui ses fruits; Ru profite d’une mise en scène expressive où se succèdent travelings et savantes compositions, sans jamais verser dans l’esbroufe. Ce regard pondéré s’harmonise à celui de Tinh (Chloé Djandji), qui considère les bouleversements de sa jeune existence avec une sorte de dignité muette, même lorsque sont évoqués des souvenirs horrifiques sur un bateau en mer ou dans un camp de fortune en Malaisie. 

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