Qu’est-ce que le progrès, au juste? Comment se manifeste-t-il, en ces années 2010 troublées? Est-il encore un objectif partagé? Que reste-t-il de la passion pour le progrès qui a caractérisé les ères moderne et postmoderne?

Soudainement, tout cela n’est plus si clair.

De l’Antiquité au Japon post-tsunami, de l’échangeur Turcot des glorieuses années 1960 à celui des beaucoup plus ambigües années 2010, les textes de notre dossier abordent, chacun à leur manière, cette question fondamentale: quel progrès souhaitons-nous, ici, maintenant?

  • Erica Weiner a commencé à vendre ses bijoux faits 
main à New York il y a huit ans. Elle possède désormais 
une boutique dans SoHo et emploie cinq personnes. 
Elle attribue une partie de son succès au «marketing 
indie» réalisé par son équipe.
    Société

    Le capitalisme DIY

    De jeunes entrepreneurs dessinent une nouvelle façon de produire et de consommer, plus humaine et plus viable. Une nouvelle ère du capitalisme s’annonce-t-elle dans les petits ateliers du Mile End et de Brooklyn?

  • Société

    Échange Turcot: histoire d’un futur fissuré

    Dans les années 1960, l’échangeur Turcot était un symbole du progrès montréalais. Un demi-siècle plus tard, alors que tant de choses ont changé, sommes-nous sur le point de répéter les mêmes erreurs en nous accrochant à une vision dépassée du progrès?

  • Société

    Progresser à reculons ?

    Certains concepts définissent des époques entières. La nôtre est certainement caractérisée par ceux de progrès, de croissance et d’accélération. Mais peut-être devrions-nous plutôt dire que notre époque était caractérisée par ces concepts. Aujourd’hui, elle est aussi marquée par une incertitude: pouvons-nous et devons-nous encore nous référer à ces désignations phares?

  • Société

    Agriculture urbaine et paysages ruraux: contrastes et leçons du Japon

    Comment réconcilier agriculture et urbanité? Sans cesse un peu en avance sur nous, le Japon a bien des enseignements à nous offrir.

  • Société

    La Suède ne s’est pas construite en un jour

    Nous sommes maintenant sagement sceptiques quant au Progrès avec un «p» majuscule. Mais sommes-nous tellement désenchantés que tout ce qui se présente comme un progrès ne peut que relever de la compromission avec un «système» moralement corrompu? Entre l’indiffé­rence et la rupture radicale, il reste toujours la possibilité de se battre pour des avancées modestes mais bien réelles.

  • Société

    Vivre après l'apocalypse

    L’obsession de notre époque pour une fin du monde imminente, ou à tout le moins inévitable, semble sonner le glas des espérances dans le progrès. Sommes-nous trop occupés à évaluer les risques des crises écologiques, climatiques ou nucléaires pour nous demander ce que serait un monde digne d’être vécu?

  • Société

    Révolte

    Pour Chris Hedges, «les progressistes ont fait trop de concessions à l’élite du pouvoir. Ils ont succombé à l’opportunisme puis à la peur en entrainant avec eux leurs institutions. Ils ont renoncé à leur fonction morale. Ils n’ont pas dénoncé les abus des milieux d’affaires quand ils en avaient l’occasion, et ont banni de leurs rangs ceux qui osaient le faire». Dans cet extrait de La mort de l’élite progressiste (paru en septembre chez Lux Éditeur), il en appelle à un dernier effort de résistance.

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