A qui appartiennent les médias du Québec?
Le paysage médiatique québécois s’est beaucoup diversifié ces dernières années avec le démantèlement de certains empires.
Le paysage médiatique québécois s’est beaucoup diversifié ces dernières années avec le démantèlement de certains empires.
SYRIE – Dans un pays où les journalistes se font de plus en plus rares depuis le début de la guerre civile en 2011, des médias militants ont pris le relais de la presse traditionnelle.
De scandale en scandale, la notion d’appropriation culturelle suscite l’ire des médias conservateurs, la folie sur les campus et la circonspection d’une partie de la population. Mais de quoi parle-t-on, au juste?
En 2017, l’information nous parvient de tous les côtés, à la vitesse de la fibre optique mais aussi du bon vieux bouche à oreille. Comment se rend-elle à nous? Nous avons demandé à des Québécois de tous âges et de tous milieux de nous parler de leur principale source d’information.
On le répète depuis longtemps: les médias vont mal. Que faire, à partir de ce constat? Au lieu de se lamenter en attendant une très hypothétique solution miracle, plusieurs jeunes et moins jeunes ont choisi de créer leur propre média.
Chaque jour, sans arrêt, nous fournissons un grand nombre de données aux différentes plateformes et applications en ligne, du degré de congestion routière jusqu’à notre appréciation d’un restaurant. Ces informations sont derrière certaines des plus grandes fortunes de l’histoire humaine, mais nous ne sommes jamais rémunérés pour celles-ci.
C’est aujourd’hui un lieu commun: pour faire des choix éclairés, les citoyens doivent être bien renseignés. Mais lorsque des groupes d’extrême droite décident de créer leurs propres plateformes d’actualités, quelle part y tiennent l’information, l’opinion et la propagande?
«Les mots sont des évènements, ils font des choses, changent les choses», écrivait Ursula K. Le Guin.